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Chers partenaires,

Nous sommes heureux de vous faire partager les réflexions que la crise et vous-mêmes nous avez inspirées à travers nos missions et nos échanges.

Le 1er juillet prochain nous vous ferons part dans un nouveau courriel de l’évolution de notre offre de service.

Sylvie Blain

06 81 76 16 61

Alain Gherson

06 07 94 39 76

 

LA CRISE ET VOUS, LA CRISE ET NOUS

Le climat des affaires s’est profondément modifié depuis septembre 2008. Chacun de nos interlocuteurs en est affecté, ressent la crise et la vit de façon différente. Elle s’est imposée soit brutalement soit insidieusement avec des niveaux d’intensité différents mais aujourd’hui elle impose sa marque dans tous les propos tenus, qu’ils soient personnels, organisationnels ou institutionnels.

Nous n’avons pas ici pour ambition d’ajouter un article sur les raisons, conséquences ou solutions à apporter à ce que chacun d’entre nous vit professionnellement ou personnellement. Comme la plupart de nos interlocuteurs, nous anticipons que cette crise aura de multiples visages, qu’elle sera longue et qu’elle nous touchera en profondeur. Elle influence déjà nos décisions et nos actions et quelles que soient les formes qu’elle prendra, elle modifiera durablement nos manières de vivre, nos relations avec nos collaborateurs, clients, fournisseurs, et partenaires, voir le cœur de nos activités.

Pour autant notre position de consultants en Management et de chefs d’entreprise nous offre un double regard sur les comportements qu’elle induit à la fois chez nous-mêmes, et nos clients : individus et organisations.

Notre position de tiers et notre écoute des signaux faibles nous permettent d’accueillir sans jugement les réflexions les plus personnelles sur les effets de la crise et sur la manière d’y faire face.

Mais un autre regard nous est offert, parfois plus subtile à restituer, nous parlons de notre rôle d’échantillon témoin. Baignés dans l’environnement de nos clients parce que nous les accompagnons dans des épisodes critiques de leur vie quotidienne, nous vivons en nous-mêmes les ressentis avec lesquels nos équipes clientes sont aux prises -inquiétude, découragement, sentiment d’impuissance, voir déni des obstacles qui se font jour, ou au contraire excitation, suractivité et créativité renforcée. 

Ce double regard, notre « intimité distanciée » avec les dirigeants, notre sensibilité sans doute plus affutée, la liberté d’expression que permet notre extériorité, nous autorisent alors à nous faire d’abord l’écho de ce qui se vit puis d’élaborer avec nos interlocuteurs sur les meilleures solutions pour y faire face.

Ce double vécu nous encourage à partager l’analyse de quelques réactions types face à la crise avec nos lecteurs, clients, possibles futurs clients, amis, confrères et autres professionnels de notre réseau avec qui nous choisissons de cultiver un lien. Ce lien se construit le plus souvent sur une vision commune alliant recherche de performance et respect de valeurs fortes, personnelles et professionnelles.

Observateurs de comportements face à la crise, il nous semble que ceux-ci sont influencés par deux facteurs : le regard sur la crise et le niveau d’estime de soi, et nous les avons déclinés dans une matrice pour en faciliter la lecture.

6 COMPORTEMENTS PARFOIS VÉCUS SUCCESSIVEMENT

Je vois la crise affecter fortement mon activité

Je ne vois pas d’impact immédiat de la crise sur mon activité

Je vois la crise transformer notre société

JE

JE

NOUS

ESTIME DE SOI FRAGILE SOUS STRESS

L’action risquant de me confronter à un échec, je suis envahi par une sorte de PASSIVITE qui fait reporter le combat à plus tard

Tant que je me sens protégé j’évite le changement qui ne peut que m’apporter de l’inconfort

J’hésite entre passivité et activisme, je réagis à chaque soubresaut, positif ou négatif

PASSIVITE

DENI

CONFUSION

ESTIME DE SOI SOLIDE EN TOUTES CIRCONSTANCE

Je fais preuve d’ACTIVISME pour tenter des solutions qui me font oublier ma peur de la vague de fond

Je continue comme avant, tout est une question de volonté, je ne change rien

Avant d’agir, je mets à profit ma capacité à SENTIR ce qui se passe et à IMAGINER des solutions nouvelles

ACTIVISME

EVITEMENT

SENTIR-IMAGINER

 

Quelques commentaires :

La passivité nous fait renoncer à toute initiative dans une logique « De toutes façons personne n’achète rien, rien n’a grâce aux yeux de nos clients, partenaires, autant préserver son énergie pour des jours meilleurs ». Cette réaction est compréhensible, explicable et parfois même une étape nécessaire avant de rebondir. En revanche, si elle perdure, c’est comme on s’en doute la plus dangereuse car elle mène à une paralysie, une sorte de léthargie progressive et une installation dans le déni. La mort s’y niche dans l’attente de sa proie. Face à ce comportement il est urgent de réagir. Il est d’autant plus dangereux que c’est le repli sur soi qui domine et aucune demande d’aide extérieure n’émerge. Seule la lucidité et  l’initiative d’un dirigeant peut permettre de s’autoriser à faire appel à un tiers que nous sommes pour faciliter  une prise de conscience de cet état assez tôt et accompagner la recherche d’énergie qui fera passer rapidement dans l’un des autres carrés de notre matrice.

L’évitement se caractérise par la résistance totale au changement. J’agis mais comme hier puisque jusque là ça va ! Malheureusement on sait que la crise réserve des surprises et va nous imposer de regarder le monde de façon durablement différente. Les déconvenues nous obligeront un jour où l’autre à constater que les certitudes d’hier n’ont plus cours. Faut-il attendre que ces réalités s’imposent pour les revisiter ? Cela dépend du niveau de protection dont nous bénéficions, mais dans tous les cas il faut rapidement prendre conscience que nous mangeons notre pain blanc et qu’il est peu probable qu’il nous nourrisse jusqu’à 2011.

Dans les deux cas ci-dessus, il est difficile de se battre seul car souvent l’ennemi c’est nous-mêmes.

L’activisme a ce mérite qu’il donne une image de courage, d’énergie, et nous apparente au héros qui brave la peur du danger en l’affrontant. L’action n’est évidemment pas critiquable en soi. Si le temps de la réflexion est suffisant l’action sera toujours plus constructive que la passivité, surtout assortie du droit à l’erreur. Je cite souvent le Général Hoche dans mes formations Management : « La réflexion prépare, la foudre exécute ». La particularité de l’activiste, par comparaison avec l’actif, c’est qu’il accorde une prime au mouvement quelque en soit la direction. L’action elle, ne se juge qu’au résultat obtenu. Une bonne canalisation de l’énergie disponible, et les coachs sont rôdés à ce type d’intervention, permet assez rapidement à l’activiste de devenir actif. Il est souvent plus facile de réorienter les ardeurs que de faire sortir de la léthargie celui qui n’a pas pris conscience assez tôt et s’y est trouvé enfermé.

Enfin le comportement idéal de sérénité installe la vigilance que procure la crise en une capacité renforcée à interroger tous les capteurs à sa disposition pour ressentir, analyser ces ressentis, puis imaginer un avenir différent sans même le comparer au passé. Dans cet état le changement est permanent puisqu’il est action face au présent et non comparaison rigide et emprisonnante entre hier et demain. 

On pourrait ajouter à cette analyse en quatre comportements un paramètre lié à la culture nationale. En matière de vitesse de réaction par exemple, les sociétés anglo-saxonnes sont aussi promptes à tailler brutalement dans le vif des coûts, chacun devant faire preuve d’exemplarité dans sa capacité à traquer « le superflu », qu’à relancer les investissements au moindre signe de reprise. Dans nos pays plus latins notre promptitude est de loin différente. Rationnels et redoutablement efficaces dans les projets de coupes sombres et la multiplication des procédures de contrôle, nous sommes quelquefois aussi lents à les mettre en place que lents à faire redémarrer les investissements quand les opportunités se présentent à nouveau.

Imaginer, c’est ce que nous, les consultants associés à DEXTEAM SB, nous nous efforçons de faire tous les jours, pour nous-mêmes et pour nos interlocuteurs aux problématiques si variées, qu’ils font le plaisir de notre métier. Vous en trouverez les premiers fruits dans les nouvelles offres que nous mettrons en ligne sur notre site le 1er juillet prochain à l’adresse www.dexteamsb.com.

N’hésitez pas vous-même à nous solliciter pour renforcer dans vos organisations cet état d’ouverture qui impose ses règles mais procure un grand sentiment de vie.

Sylvie Blain, Christine Bonnal, Alain Gherson

Dexteam SB - 01 45 71 11 11 - 4 bis rue Saint Charles - 75015 PARIS www.dexteamsb.com

PS : si vous ne souhaitez plus recevoir d’information de notre part, répondez à ce mail en inscrivant « effacez-moi » en objet.